Du 7 au 10 octobre 2011 s’est tenue la Formation à l’action en faveur des droits humains, au Centre In’Afu à Saint-Esprit. Le but de cette fin semaine était de nous sensibiliser et de nous éduquer (comprendre) sur les droits humains, car qui ne connaît pas ses droits n’est pas en mesure de les défendre.
(À retrouver dans la Lettre du CQF de décembre 2011)
Les droits humains expriment la reconnaissance de la dignité inaliénable de la personne humaine. En ce sens, ils trouvent leur source dans toutes les cultures qui, sous des formes diverses, affirment le respect de l’homme. Ces droits ont été peu à peu traduits dans un ensemble de textes juridiques : déclarations, pactes, protocoles, conventions qui tentent de concrétiser ce principe de dignité. La mise en œuvre des droits humains est une exigence morale, elle suppose des combats permanents tant politiques, juridiques, collectifs qu’individuels.
Cette formation a permis à tous les participantEs, autant ceux pour lesquels le sujet était nouveau que pour ceux dont le sujet était familier, de constater l’ambiguïté des droits humains et d’approfondir leur réflexion sur celui-ci. En effet, il existe un écart entre les textes juridiques et l’application réelle des droits. Cet écart, loin de témoigner de l’inutilité des droits humains, montre leur nature profondément politique. Les droits humains, en affirmant la dignité humaine, portent en eux la remise en cause de tout pouvoir abusif. Ce caractère subversif fait qu’ils sont sans cesse menacés. Tous les États ne ratifient pas les traités et s’ils les signent, ils ne les appliquent pas forcément.
Par ailleurs, les droits sont fragiles et sans cesse
remis en cause. Ainsi, dans le contexte actuel de mondialisation néolibérale, de nouvelles menaces pèsent sur la mise en œuvre des droits et de nouvelles stratégies doivent être mises en place pour les défendre. D’où l’importance d’une mobilisation la plus large possible. Défendre les droits nécessite presque toujours une mobilisation des organisations de la société civile comme les syndicats et les ONG. Des campagnes de sensibilisation permettent de mobiliser les opinions et l’attention des médias afin de faire pression sur les gouvernements pour – parfois – obtenir la création de nouveaux instruments.
L’apport des intervenantEs invitéEs était de démontrer, à travers des exemples, l’application de ces principes par des moyens techniques. En effet, reconnaître les droits ne suffit pas : il faut les appliquer. Et pour ce faire, des moyens juridiques – possibilité de porter plainte, existence de « tribunaux » – que l’on nomme justiciabilité sont nécessaires à la mise en application. Ces moyens techniques permettent le passage des belles déclarations à la mise en œuvre pratique.
Nous avons pu également admirer les talents de violoniste et de guitariste Cette fin de semaine était aussi un lieu d’échange et de partage. Des amitiés se sont créées et l’art de vivre avec la diversité était également au rendez-vous. Des gens étaient venus de l’Afrique, de l’Europe et de l’Amérique autant chez les organisateurs/trices, les participantEs et les intervenantEs invitéEs.
Nous avons pu également admirer les talents de violoniste et de guitariste de certains d’entre nous, ainsi que de belles voix pour accompagner les mélodies interprétées. En conclusion, cette formation fut une réussite à tous les niveaux et surtout très enrichissante pour ceux, bien sûr, qui ne se lassent pas d’apprendre.

